Le voyage de Gannouchi au Qatar, et……le fameux virement de l’été 2011 !!!

Publié le par Chedli Ben Messaoud

Normalement, quand un président ou un chef de parti gagne les élections, il est d'usage que les amis politiques, les autres chefs de partis amis, félicitent le gagnant.


Cela fait parti des normes internationales.


Et à titre d’exemple, c’est ce qu’a fait dernièrement, le chef du  parti islamiste turc AKP, Mr Recep Tayipp Erdoghan.


Ce qui est par contre curieux et anormal, c’est de voir le gagnant  appeler ou  aller voir lui-même les autres  pour les informer  de son succès !!!


C’est un fait à ma connaissance inexistant et inconcevable.

C’est pourtant, ce que vient de faire,  Rached GHANNOUCHI,  le chef d’ENNAHDA,  qui se trouve depuis quelques jours au….QATAR.


 Pourquoi ce voyage précipité ? Qui plus est,  juste après le résultat des élections ! Et, pourquoi au Qatar ?  


Les tunisiens, qui ne sont si dupes que cela, disent " المسألة  فيــها  واو   "

 

Etait-il allé pour être félicité ? ou...pour REMERCIER  ses BIENFAITEURS les qataris ? Et, probablement ensuite les Saoudiens ???

 

Les remercier de quoi ? Pourquoi?

 

That are the questions !

 

-           Cela, me rappelle les bruits qui ont couru avec insistance, à Tunis l'été dernier au sujet d'un important virement  venu  -justement-  du ……Qatar,  au profit…. d’Ennahda !

-           Cela veut donc dire que les supposés détracteurs d'Ennahda  à l’époque, n’avaient pas si tort que ça ! Que ce Mouvement a bien reçu (et peut-être reçoit-il encore) de l'argent du Qatar et  pourquoi pas de l'Arabie Saoudite ?

 

-           Que la campagne d'Ennahda a été bel et bien financée par des fonds étrangers ?

 

D’autres questions  concomitantes :

-           Est-il donc vrai que la Banque Centrale de Tunisie (BCT) avait agrée ce virement ?

             Et  que, par conséquent, le ministre des finances et le gouvernement en   étaient informés et l'avaient donc validé ?,

 

-           Et, qu'en est-il de la Haute Instance pour les Réformes Démocratiques ? Pourquoi n'avait-elle rien dit ? Pourquoi n'avait-elle pas questionné Ennahda ?

 

Conclusion:    Qui ne dit rien consent.

 

S'il s'avère que le virement de ces fonds en faveur d’Ennahda a bel et bien été agrée par la BCT  et le Gouvernement,  ces autorités sont à l’évidence coupable autant qu’Ennahda.

 

La Haute Instance, qui ne pouvait ignorer ces faits délictueux, porte la même responsabilité que le gouvernement, pour son silence coupable et son inertie dans cette affaire.

 

J'espère, je souhaite,  que les partis et les listes indépendantes se saisissent de cette affaire et la soumettent à la justice.

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