La Tunisie :Terre du racisme et de l‘apartheid contre ses propres citoyens “noirs“.
Avec l’avènement la Révolution, les langues se sont un peu déliées.
Cette parole libérée, est sans doute, l’unique avancée démocratique tangible dont ont pu bénéficier certains tunisiens.
C’est ainsi, qu’après “la découverte“ par les tunisiens après la Révolution des ghettos de Téjérouine, de Sakiet Sidi youssef, de Gassrine et des quartiers populaires (Discrimination sociale), du triste sort réservé aux minorités Amazighs au sud, des attaques de toutes sortes contre nos concitoyens juifs de Jerba, nous découvrons aujourd’hui (voir absolument le témoignage poignant ci-dessous), avec consternation, émotion, trouble et tristesse, une plaie béante dans le corps social tunisien, une véritable tragédie humaine qui dure depuis des années voire des siècles.. Une vérité longtemps ignorée, longtemps cachée au tunisiens, longtemps tue par les régimes politiques dits “modernistes et républicains“ qui se sont succédés de 1956 à nos jours.
De quel moderniste et d’égalité citoyenne nous parle-t-on ?
De quelles valeurs républicaines nous rabâche-t-on les oreilles depuis 1956 ?
De quelle justice républicaine, musulmane, divine ne cesse-t-on de nous bourrer les cranes depuis 1956 à nos jours ?
Toutes ces belles paroles ont été aujourd’hui mises à nus. Et, ce que l’on découvre, ce sont des mensonges, des contrevérités, des lâchetés et des tromperies.
Les principes de réalité et de vérité, nous impose à tous, aujourd’hui, particulièrement aux zélateurs et adulateurs du “géni moderniste et républicain de Bourguiba “ de voir les choses en face et d’acter l’échec du bourguibisme dans pratiquement tous les domaines :
- Celui des valeurs citoyennes et républicaines : régionalisme, racisme ethnique et social.
- Celui du social et de l’économique: abandon des régions de l’intérieur et adoption d’un libéralisme sauvage après 1969.
- Celui, en fin, du politique : Répression de l’UGTT et des opposants, étouffement des libertés, présidence à vie, intronisation de mafieux Ben Ali au sommet de l’Etat.
S’agissant, particulièrement du racisme et de l’apartheid contre nos concitoyens noirs, j’avoue, personnellement, mon ignorance quant à l’existence de cette gangrène qui affectait une partie de la société tunisienne.
Je pensais que ce virus n’existait qu’aux USA, qu’en Afrique du Sud et accessoirement en Europe !
Pas en Tunisie. Pas chez nous.
Il y a 3 jours, j’ai regardé par hasard, sur la chaine télé “Al Watania 1“ à un débat sur “le racisme en Tunisie“. Il était de très bonne qualité, et les témoignages étaient à la fois poignants et troublants.
J’ai découvert, qu’en plus du racisme pratiqué et des séquelles de l’esclavagisme encore existantes dans le sud tunisien (Actes de naissance portant encore la mention “affranchi de…“ ), on pratique “l’apartheid“, qui consiste à séparer, lors du transport scolaire public, les enfants noirs des enfants blancs !!! Chaque groupe d’enfants, selon la couleur de sa peau est transporté dans un bus à part ! Quelle tristesse ! Quelle aberration !
Dans ce débat, j’ai vu aussi :
1 – Une communauté de citoyens tunisiens noirs fortement attachée à sa citoyenneté ; une communauté sympathique, éveillée, éduquée, et courageuse plus que la moyenne des tunisiens. C’est mon avis, et je l’assume.
2 – Un sud tunisien -(Notamment les gouvernorats de Gabes/Mérith – Médenine et Jerba) étonnement inhumain, pratiquant le racisme et l’apartheid contre ses propres concitoyens, uniquement parce qu’ils sont noirs !
Ce débat mérite d’être regardé et mérite réflexion et débat.
Conclusion :
Nous ne pouvons prétendre appartenir à l’histoire et à une société civilisée et moderne, si nous ne révoltons pas contre et le racisme et l’apartheid, et si nous ne mettons pas un terme –sans tarder- à ces aberrations d’un autre âge.
Exigeons de la Constituante :
- D’abolir à jamais ces virus et d’assurer la protection et l’égalité de fait à tous les citoyens indépendamment de leur différences (ethnique, religieuse, sexuelle, politique ou autre).
- D’abroger les dispositions du code civil, qui perpétuent encore et qui font référence à “l’esclavagisme“, telle que “.affranchi(e) de…“ ( (محمد كذا...عتيـــق فلان أو العاءلة الفولنية..
- D’interdire et de punir toute discrimination raciale, toute apologie du racisme, tout acte et/ou injure à caractère raciste.