Garder l’ art. 1 de la constitution de 1959 = Donner une autorisation implicite aux islamistes pour un régime théocratique
En dépit de leur perversité et de leurs crimes, Bourguiba et Ben Ali, les deux dictateurs déchus, n'étaient pas des islamistes convaincus.
Le premier probablement par conviction, le second par simple opportunisme politique.
Toujours est-il, que si les tunisiens ont subi pendant 55 ans les affres d'une dictature atroce et totalitaire, devenue sous Ben Ali mafieuse, ils ont malgré tout, échappé aux tourments d'un islamisme obscurantiste, rétrograde et d'un autre âge.
C'est pourquoi, l'art. 1 de la défunte Constitution de 1959, est resté quasiment sans effet et que la Chariâa et ses prescriptions n'ont eu sur la vie civile des tunisiens qu'une portée limitée (La question de l'héritage par exemple).
Les partis politiques en particulier, et les mouvements féministes et indépendants dans notre pays le savent très bien.
Pourtant, la plupart d'entre eux, feignent, par attentisme ou calcul politicien, de fustiger et stigmatiser le danger islamiste, et d’en expliquer aux futurs électeurs tunisiens les conséquences et les répercussions négatives et nuisibles pour la Tunisie tant sur le plan intérieur, que sur le plan extérieur.
Au plan intérieur, si d’aventure, Ennahda et ses alliés remportaient les élections du 23 octobre prochain, ils seraient non seulement en position de revenir sur les acquis du statut personnel, mais également d’exiger l’abrogation de toutes les lois non conformes à la chariâa et de ses prescriptions.
Pire, ils soumettraient, dans la foulée, toutes les lois à venir aux exigences du Coran et de la Chariâa.
De sorte que le régime et les institutions à bâtir dans le cadre de la 2ème république, seraient un régime et des institutions théocratiques !
Au plan extérieur, la Tunisie perdrait toute la sympathie et le crédit qu’elle a gagnés dans sa lutte pour la liberté et la démocratie, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir sur notre économie, et sur nos relations notamment avec nos partenaires européens.
La Tunisie sera alors regardée comme le Soudan ou l’Iran, et sera bien sûr traitée comme tel.
C’est pourquoi, j’accuse tous ceux qui ne s’opposeraient pas à cet article 1 et par conséquent au projet islamiste, de complicité préméditée et de faute grave contre le Peuple tunisien et sa Révolution.