Tel un fiévreux, Béji C. Essebsi se met soudainement à courir dans tous les sens. Pourquoi ? Pour qui coure-t-il ?
On peut se demander, légitimement, comment se fait-il qu’après plus de 23 années de mutisme total, soudainement, cet homme est pris d'une forte dose de “fièvre" citoyenne, patriotique et républicaine ?
La vérité, c’est que cette fébrilité de Béji C. Essaebsi, son agitation et sa soudaine excitation et conversion à la citoyenneté traduit sa crainte et sa peur d'être, sous peu, poursuivi et cité à comparaître devant les tribunaux pour ses implications, pour le moins douteuses (pour ne pas dire ses crimes) sous le régime de Bourguiba, et sa complicité sous celui de Ben Ali.
Pour camoufler cet embarras et faire oublier son triste passé, il tente depuis quelques mois de regrouper “les familles destouriennes et RCDiste“ qui font l’objet des mêmes accusations : leurs crimes et implications de toutes sortes sous les deux dictatures déchues.
Mais pas seulement.
Béji C. Essebsi, tente également, d’ouvrir la voie à ses nouveaux alliés, parmi certains "Beldiyas" opportunistes de la banlieue-nord de Tunis, que BCE voudrait ainsi « placer » à la tête de la direction politique du pays, contre….une totale impunité pour lui et ses comparses , et bien sûr, la préservation de ses privilèges et de sa “notoriété“ toute arrangée et préfabriquée.